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LIBERATION - Vendredi 14 Novembre 2008
Via Baltica en une
Liberation Cover- Version Papier

LE SOIR (Belgique) - vendredi 14 décembre 2007
Via Baltica
Dans cet insolite carnet de voyages, textes, dessins et photos se répondent pour décrire la lettonie, l'estonie et la lituanie, La Via Baltica a été empruntée par Aleksi Cavaillez, crayon à la main, il écrit et trace "le rapport devenu presque compulsif" qui l'unit à ces pays qu'il ne pensait pas aimer. Les Photos noie et blanc de Viktor Vejvoda offent d'autres instants furtifs de la route des pays baltes. Beaux regards croisés sur l'amitié de deux hommes et de trois pays. (A. Ni.)

LIBERATION - Jeudi 13 décembre 2007
Via Baltica
"Et le ciel se met à pelurer à notre départ, l'amertume est en moi": il pleut sur vilnius le 5 septembre 2005, lorsque aleksi Cavaillez et sa bande - son ami Viktor vejvoda, artiste underground tchèque, Ciel et eulalie, Artus et ses deux copains skateurs, Jérémy et Xp - prennent le chemin du retour. Dans leur Van cabossé et bariolé, ils ont fait un périple d'un mois et demi dans les pays baltes. un voyage poétique dans un monde étrange, de photos et dessins noir et blanc, où les paysages sont des mers démontées et des plaines battues par les vents, où des gens authentiques vous regardent droit dans les yeux; aleksi, 26 ans, sourd depuis qu'il a 5 ans, signe les textes et les dessins. Il est passionné par les maisons en bois de Courlande "déglinguées, informes, droites, ou courbées, majestueuses ou décrépies", par les églises orthodoxes, par les forêts et par les immensités; Viktor, lui, discute beaucoup et photographie les gens. Il aime les SDF, les hommes tatoués et les marchés en Lettonie. Une des photos s'intitule "Un tunnel débouchant sur la lumière du marché populaire de Riga". Véronique Soulé

CHARLIE HEBDO - Mercredi 28 novembre 2007
Via Baltica
Aux antipodes des carnets de voyage d'un Ttitouan Lamazou suffisant, Via Baltica est un livre de bord établi avec sensibilité par deux jeunes artistes; Aleksi Cavaillez, dessinateur parisien, et son ami tchèque Viktor vejvoda, Photographe, marient croquis magnfiques et photos singulières, au retour de leur périple aux pays baltes. Aleksi est sourd, Viktor ne parle ni francais, ni la langue des signes ; ces deux là surmontent leurs difficultées à communiquer en s'imprégnant de paysages et en se laissant porter par les rencontres spontanées de ce bout d'Europe à leurs (nos) yeux inconnu.

LA LIBERTE (Suisse) - Mercredi 7 novembre 2007
Croquis en Pays Baltes
Maisons de bois, clochers pointus ou bulbeux, lacs lisses, neige, blizzard et froid de canard, las Pays Baltes seraient ils le nouveau seuil du grand nord? petite porte de l'europe avant les immensitées russes, LaLituanie, La Lettonie et l'Estonie aguisent enfin notre curiosité depuis leur indépendance retrouvée et leur intégration au vieux continent; un dessinateur français sourd depuis l'âge de cinq ans et un photographe pragois ont associé leurs talents pour décliner quelques facettes des charmes baltes. Cela donne un dialogue insolite entre le dessin, l'image noir/blanc et un petit carnet de bord tenu par le dessinateur sur les routes de courlande et d'ailleurs. A l'est rien de nouveau? on oserait répondre non tant depuis 1989, les choses, l'économie et la société bougent. Et pourtant ce sont bien ici les fils visibles d'une permanence qu'on fixés les auteurs, Ces forêts profondes, ces maisons de bois par milliers, ces rivages gris et brumeux, ces regards mélancoliques, mais aussi rieurs captés entre vestiges réalistes socialistes, empreintes gothiques ou trace des communautés Yiddish décimées, partout le passé innerve le présent. Jusqu'à l'émoi de se croire soudain dans une scène de Tcheckhov "assis sur un fauteuil d'osier, avec vue sur un immense paysage dont les arbres sont les seuls figurants"... Alain Favarger

TECHNIKART - été 2007
Qu'est ce qui est culte?
-La campagne rurale, Cela devient culte pour moi, à l'heure des canicules généralisées en ville, les groupes de punk rock crachent leurs sons des baffles dans les granges désafectées à côté de vaches paisibles. La BD "edmond le cochon" de rochette et veyron sur un cochon de ferme punk et nihiliste revient en force après 20 ans d'absence en librairies. La mobylette est un must venu de la campagne, les skaters usent de la mobylette du fermier pour se dépalcer de spot en spot et se font apeller "le gang des breilles". Il y a plus de skateparks à la campagne qu'en ville
Qui est culte?
Francois Bayrou, parce qu'il a transcendé la campagne béarnaise et ses chevaux avec ses 18,5%
Qui est pour vous le vetement ou l'accesoire culte?
les bretelles élastiques. c'était ringard et associé au béret et à la baguette de pain ou aux années 80... mais désormais c'est à porter avec un t-shirt chemise blanc et un pantalon noir moulant ou un pantalon bleu marine assez baggy à la façon d'un fermier Yamamoto, et des espadrilles noires (à la mode française basque ou argentine gaucho comme les fameuses espadrilles "comfortable"
Aleksi Cavaillez (artiste)

CHILL MAGAZINE - Septembre 2006
chill skate magazine
ALEKSI DIRLOZ CAVAILLEZ
texte de Artus de Lavilleon

J'ai connu Aleksi à Paris, il faisait comme nous tous, il tournait en rond à la fontaine des innocents, il avait un drôle d'équilibre et faisait des dessins... Un jour j'ai vu son travail et je l'ai emmené avec moi, chez Levi's faire une expo, puis à la galerie Patricia Dorfmann, puis chez Artcore...
Ensemble, nous avons fondé un mouvement artistique ; il m'a montré plus de dessins, a commencé à écrire, à faire des vidéos, m'a même rendu hommage dans l'une d'elles... Nous avons ensemble participé à l'aventure Leust, un collectif proche du skate-art. Encore une expo dans un lieu renommé. A 24 ans, sourd mais pas imbécile, touchant à l'extrême, un peu fou et très légèrement pyromane, je ne sais si, comme moi, Aleksi peut être traité de skate-artist, ce que nous faisons n'a que faire de cases aussi ridicules. Nous sommes issus de la même culture. Est-ce un mal? un bien? je n'en sais rien. Mais ce que je sais c'est que j'aime mon ami bien plus que son travail. Vivre est plus important que tout, et il l'a bien compris. Ses dessins sont issus de son amour du monde, non de concepts aux noms incompréhensibles. Avant la mort, il y a la vie et c'est de cette vie qu'il aime qu'il témoigne aujourd'hui. Et cette vie qui le porte et qui le rendra célèbre, elle nous porte tous! "l'art posthume est la décadence abstraite, non un ramassis de copié collé sociétable ! l'art posthume est notre anti-matière comme la matière fait l'Art contemporain" Cloria Victis

Pourquoi ?
tu commençes par pourquoi?
Comment ?
les tréfonds de l’âme peut être....
Quand ?
si c’est pour le skate ou le dessin, je dirais en même temps vers l’âge de neuf ans.
Ou ?
Paris
Nothing is a true noise ?
C’est ma phrase fétiche. Mais tu es chiant avec ces questions... pourquoi je te connais?...
À cause du skate ?
et surtout à cause de l’art et du hasard de la vie, non?
Ta définition de la chose ?
le skate est ma plus grande liberté, le dessin est ma encore plus grande liberté, au pire ma manière de penser et de vivre, sans oublier le sexe...
Tes références ?
Mark Gonzales, Jan Fabre et un type nommé A. que je ne nommerais pas...
Ton, ou tes buts ?
être peinard, avoir une oeuvre d’art totale et profiter de la vie, il n’y a pas plus simple...
Ton oeuvre ?
ça c’est une question piège... au moins je ne sais pas jusqu’où irait mon oeuvre. je me consacre beaucoup aux dessins sur papier et à l’écriture, et tout ce qui est de la vie façonne mon regard.
Et encore ?
elle à chier cette interview. il fait beau dehors allons skater !
Tes projets ?
tiens... je compte couper un gros arbre et l’exposer. ce sera peut être pour bientôt, j’aime beaucoup les arbres, on en fait des boards et du papier. les arbres je leur rends hommage sans lesquels je ne dessinerai pas et je ne skaterai pas, merci les arbres !!!!!!!
Et quel est ton endroit favori pour chiller ?
Sous un arbre !

CLARK MAGAZINE - Janvier 2002
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DIRLOZ
Appel aux illustrateurs qui n'en veulent : Aleksi, Alias Dirloz, est venu vers nous, il nous a montré ses books - plein de croquis, de dessins, d'idées... Son style n'est pas sans rappeler Raymond Pettibon, un illustrateur Plébiscité par Sonic Youth, mais il garde une fraîcheur propre. Plus tard nous avons découvert ses toiles, des mélanges de plusieurs techniques (pochoir, cartonnage, bois peint...) ça nous a plu tout de suite. Le voici donc...

quel est ton parcours? d'où viens tu?
Je suis parisien, j'ai toujours vécu ici, dans le centre ville donc j'ai cette culture urbaine qui vient de l'observation des gens. La culture skate m'a beaucoup influencée dans mes travaux, il y a un côté très roots, c'est par le skate que j'ai mon propre style graphique, même si j'ai commencé par dessiner très jeune en copiant Silver Surfer ! Il faut surtout beaucoup visiter d'expos d'art de n'importe quoi, être très ouvert.

Y'a-t-il un message ou un concept particulier derrière ton style?
Il n'y a aucun message, aucune bonne parole, je ne fais que reproduire mes observations sur ce que je vis tous les jours, une banalité qui peut être assez extraordinaire avec un stylo à la main. l'imagination occupe une part importante, car la banalité est souvent déformée par celle-ci.

As-tu travaillé dans la rue?
Ca m'arrive quelquefois de graffer des trucs près de chez moi la nuit, sur des panneaux publicitaires, j'aime bien, et vite gommés par la voirie ! c'est con car Paris, c'est toujours clean avec ces enseignes chicos. une fois j'ai graffé un jésus monumental à Prague, je ne sais pas pourquoi, je crois en rien, c'est venu tout seul - la rue c'est ça, elle te donne des trucs auxquels tu ne peux pas t'attendre, street spirit !

Que penses tu des "installations" (sculptures street art)?
C'est le présent et le futur, certains artistes récupèrent des morceaux du présent pour les immortaliser, des fragments, des objets dont on rigolerait s'il n'y avait que la forme. En leur donnant un concept, certains verront des trucs qui pourront dépasser un million de balles dans vingt ans. Avec les installations tu t'autorises tout, pas besoin de dessiner, seulement des bonnes idées, et c'est souvent le bordel à la fin !

Des idées à concrétiser à l'avenir? des projets?
Vers le mois de février 2002 je donnerai ma première expo personnelle chez NIM, la boutique d'Artus (de Lavilleon, ndlr), je continuerais à dessiner tant que je peux où que je sois, sans trop penser à l'avenir, ça prend la tête !

Remerciements?
a ma famille surtout et mes amis de classe d'Estienne et ailleurs, Viktor, Artus et sans oublier le crew de la tonf des innocents avec qui je skate, tout le monde que je connais quoi !